WEB 2.0 : Le Web « nouvelle génération »

Terme utilisé depuis les prémices d’internet (début des années 1990), le Web 2.0 marque l’évolution du web vers un web interactif en utilisant de nouvelles technologies. On assiste à la conception de sites internet différents, plus modernes, au design et au graphisme épurés, créés majoritairement par les grands groupes mondiaux (administrations, groupes commerciaux et de communication). L’objectif premier étant d’offrir aux internautes, des applications et de nouvelles fonctionnalités digitales leur permettant d’échanger des informations et d’interagir sans avoir de formations ou de compétences techniques en informatique ; l’internaute peut personnaliser optimalement sa pratique digitale et participer activement à son développement inhérent. Avec l’évolution du net, ces dernières années, ce sont les blogs, les forums, les avis consommateurs, les plateformes d’échange et les réseaux sociaux qui ont donné un tout nouveau sens au Web 2.0 et en ont changé les acteurs principaux. Que désigne-t-il aujourd’hui ? Quels nouveaux outils sont le reflet de ce changement ? Enfin, quel est l’avenir du Web 2.0 ? Nous allons tenter de vous donner des éléments de réponse.

Web 2.0 1

Une définition actuelle complexe

Comme nous l’avons déjà évoqué, le Web 2.0 a été créé par les grands groupes mondiaux qui en avaient le monopole. Ils ont utilisé ce « web nouvelle génération » pour créer une interaction avec leurs clients et adapter leur stratégie marketing à leurs besoins. Le site du web 2.0 est beaucoup plus centré sur l’internaute qui devient son créateur constant. Ce dernier n’est plus du tout passif lorsqu’il navigue sur le net et il devient un réel acteur tant au niveau de la production d’informations mais également au niveau de son évolution. En 2005, Tim O’Reilly (entrepreneur, auteur d’essais littéraires reconnu par la communauté du World Wide Web et les agences SEO mondiales pour ses recherches) avait nommé cette mutation lente du web unilatéral vers un web interactif « Web 2.0 », terme qu’il a détaillé la même année dans un célèbre texte de la sphère du web « What is Web 2.0 ? ». Cet article qui a été écrit fin 2005, reflète bien le Web 2.0 que nous connaissons.

Un article fondateur du web 2.0

Lorsque l’on s’attarde sur les informations transcrites sur les pages de l’article « What is Web 2.0 ? » de Tim O’Reilly, il est aisé de se rendre compte que certains principes évoqués par ce dernier s’avèrent actuellement vérifiables. Il faut savoir que le terme « web 2.0 » a été 9,5 millions de fois dans le moteur de recherche Google. Usant d’une comparaison affirmée de certaines applications récentes avec des services proposés dans les débuts d’internet, l’article met en exergue les limites et les enjeux du web des temps modernes. S’agit-il d’un buzz marketing ou d’un nouveau mode de pensée ?

Un web usant de l’intelligence collective

Alors que le web était, dans ses débuts, une simple passerelle média entre les webmasters et les internautes, la place du webmaster était la plus importante, il était le seul à avoir le pouvoir de modification. Aujourd’hui, cela n’est plus le cas. En effet, ce pouvoir a été donné à l’internaute : il est le seul à pouvoir maîtriser et influencer la toile et ses divers protagonistes. Mieux, certains services et applications, ou moteurs de recherche (YouTube) et sites web (Wikipédia) n’existent que par une création collaborative de l’ensemble des internautes, en toute autonomie. L’internaute devient lui-même co-développeur du net et assure la mise à jour constante de son contenu. Ce nouveau principe permet à Internet d’évoluer et de croître exponentiellement.

L’avènement des réseaux sociaux

Social media, blogs, sites de partage de contenu vidéo ou photo, etc… Bien que présents depuis les prémices d’internet pour la grande majorité d’entre eux et ayant marqués fortement l’ère du numérique, ces sites à caractère social deviennent, ces dernières années, des moyens de communication indispensables et vitaux pour une grande majorité de la population mondiale qui y passent plus de deux heures par jour. Partager tout et n’importe quoi avec ses proches et plus généralement avec le monde entier d’un simple clic et en quelques secondes devient une action qui fait partie de notre quotidien.

Le pouvoir est dans les données numériques

Un des fondements actuels les plus critiqués du Web 2.0 est sans aucun doute possible, la gestion des données personnelles des internautes à des fins commerciales. Véritable atout des entreprises, la possession de bases de données stratégiques offre aux sociétés un positionnement crucial et optimal sur le marché et surtout face à la concurrence. De nombreux métiers du web (développeur base de données, chargée de communication web, chef de projet, référenceur, community manager, webmarketeur, consultant web analytics, responsable marketing) ont émergés avec des responsabilités dans la création et le traitement des bases de données. De nombreuses écoles proposent des formations aux jeunes étudiants dans le but de les former à ces métiers qui représentent un enjeu économique majeur et indispensable pour les grandes entreprises. Les jeunes diplômés des écoles de commerce ou de marketing pourront prétendre à des postes dans le domaine.

Malheureusement, la collecte, l’archivage et le partage de ces données personnelles se fait bien souvent sans le consentement des internautes et selon toutes les prévisions, cette réalité devrait perdurer et croître dans le futur même si le RGPD (règlement général sur la protection des données) est entrée en vigueur en 2018 et a donné un cadre juridique aux professionnels quels que soient leurs secteurs d’activité, pour le respect de la vie privée de chacun …

Quel futur pour le Web 2.0 ?

L’expérience client est devenue une priorité pour les entreprises. Les avancées technologiques qui ont vu le jour avec le Web 2.0, les poussent à repenser la relation client de manière différente dans un univers digital qui ne cesse d’évoluer. Les professionnels usent de nouvelles techniques et méthodes pour personnaliser leur offre et satisfaire la clientèle. L’avènement récent des smartphones, tablettes et autres applications ou assistants artificiels intelligents (Siri d’Apple, Google Assistant de Google, Alexa d’Amazon) changent le comportement des consommateurs sur le parcours d’achat. Des études montrent que les français font leurs achats avec leur smartphone à la main :

  • Plus de 60% des français utilisent leurs smartphones pour trouver des conseils pertinents sur les produits
  • Plus de 60% d’entre eux veulent pouvoir comparer les produits
  • Plus de 50% veulent connaître la disponibilité d’un produit dans un point de vente.

Le digital mobile change la donne. Par le biais des sites e-commerce, les points de ventes ont la possibilité de transmettre des informations aux consommateurs : actualités, horaires d’ouverture, accès aux magasins)

Que pouvons-nous en déduire pour le Web.3.0 ? Bien que différentes possibilités puissent être amenées, celle qui est la plus plausible est l’ère sémantique.

L’idée première du web sémantique est de parvenir à une ère où les machines seraient capables de comprendre non seulement la masse de données offertes sur le web mais également le langage naturel humain. Cela permettrait à celles-ci de rassembler les données dans un but précis ou pour répondre à une question ou demande d’un utilisateur avec efficacité et pertinence. Si de telles applications existent déjà, nous ne sommes qu’aux prémices d’une nouvelle ère. Quelles autres fonctions les machines pourraient-elles d’exécuter ? Seul l’avenir nous le dira !

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