Publié le 23 septembre 2019 à 12 h 58 min

Naturellement, lors d’un projet web, nous allons souvent penser au design, à la charte graphique, à l’ergonomie et encore plus dans son ensemble à la future maquette. Mais le SEO dans tout ça ?

Encore aujourd’hui, trop peu de projets prennent en compte le SEO dans le cahier de charges de création et référencement de site web et souvent pour faute de budget. Et pourtant, c’est lui qui déterminera l’impact business de votre site web une fois en ligne grâce à son positionnement plus ou moins avantageux.

Vous trouverez ici quelques bases SEO (non-exhaustives) à suivre pour disposer d’un site optimisé pour le référencement naturel lors de sa mise en ligne.

Le contenu du site

C’est ce qu’on va appeler plus communément dans le monde du SEO la partie « on-site ». C’est tout ce qui concerne de près ou de loin le contenu de vos pages web. Cette partie est fondamentale pour Google afin de pouvoir positionner une page donnée sur la requête la plus pertinente possible.

Étudier les mots-clés de son secteur

Avant de se lancer à corps perdu dans le développement du site web, il est important de connaître le potentiel SEO de son secteur d’activité. En effet une entreprise qui vend des vêtements de marque pour homme (40 500 recherches par mois) aura plus de potentiel SEO « business » qu’un vendeur de fromage hollandais (1 000 recherches par mois). Même si la comparaison est un peu caricaturale, il est important de garder à l’esprit ce potentiel afin d’orienter sa stratégie plus ou moins vers le SEO. Cela vaut aussi bien pour un site e-commerce que pour un site vitrine classique.

Pour les marchés de niches ou les marchés B2B, pour beaucoup, le potentiel SEO est très faible. Dans ce genre de cas, on préférera s’orienter vers une stratégie d’Inbound Marketing avec par exemple la création d’un blog.

Revenons à l’exemple du prêt-à-porter pour homme. Dorénavant il faut identifier les mots-clés génériques et longues traines qui sont liés à notre activité :

  • vêtements hommes (40 500 recherches par mois)
  • t shirt homme (9 900 recherches par mois)
  • jeans levis homme (2 900 recherches par mois)
  • t shirt hollister homme (590 recherches par mois)

Créer une arborescence optimisée

Une fois l’ensemble des mots-clés du secteur identifiés, il faut trouver les mots-clés les plus pertinents possibles par rapport à notre propre catalogue produit. Ces mots-clés nous permettront de poser les bases solides de notre arborescence. Nous allons fonctionner en « silo » avec un système d’entonnoir. Nous savons d’ores et déjà que le mot-clé « vêtements hommes » sera le mot-clé stratégique pour la page d’accueil.

1 – Les mots-clés génériques nous permettront dans 95% des cas d’identifier les requêtes cibles de nos futures pages catégories de niveau 1. L’objectif ici est de balayer l’ensemble de notre catalogue grâce aux mots-clés génériques.

  • t shirt homme (9 900 recherches par mois)
  • pantalon homme (12 100 recherches par mois)
  • veste homme (33 100 recherches par mois)

2 – Une fois les pages catégories de niveau 1 définies, nous allons tenter de segmenter nos catégories en sous-catégories de niveau 2 en gardant à l’esprit que ces sous-catégories doivent avoir eux-aussi, un potentiel SEO :

  • t shirt homme
    • t shirt levis homme (3 600 recherches par mois)
    • t shirt lacoste homme (2 900 recherches par mois)
    • t shirt fila homme (2 400 recherches par mois)

  • pantalon homme
    • pantalon cargo homme (5 400 recherches par mois)
    • pantalon chino homme (5 400 recherches par mois)
    • pantalon lin homme (2 400 recherches par mois)

  • veste homme
    • veste en jean homme (12 100 recherches par mois)
    • veste cuir homme (9 900 recherches par mois)
    • veste nike homme (9 900 recherches par mois)

3 – Dès que l’ensemble de l’arborescence a été élaborée avec les requêtes de catégories et de sous-catégories, nous pouvons nous intéresser directement aux requêtes produit. Dans certains cas, l’intitulé des produits vont directement être recherchés par les utilisateurs (comme dans le secteur des nouvelles technologies par exemple). Si ce n’est pas le cas, certains produits peuvent être travaillés grâce à leurs caractéristiques propres :

  • t shirt levis bleu (210 recherches par mois)
  • t shirt fila rouge (170 recherches par mois)
  • t shirt adidas jaune (140 recherches par mois)

Créer du contenu de qualité

Maintenant que l’ensemble de notre arborescence est établi, il faut passer à l’étape suivante : la rédaction des pages web.

En effet, la rédaction des textes sera une étape déterminante pour se positionner sur le mot-clé visé de la page. L’idéal est de créer des textes optimisés SEO pour les pages catégories, sous-catégories et produits d’au moins 500 mots.

Bien évidemment, le mot-clé à travailler doit être à retrouver dans le H1, la balise title ou encore dans le corps du texte afin de s’assurer de le positionner dans les SERPs. Cependant, il faut aussi se concentrer sur le champ sémantique du mot-clé visé et ne pas seulement faire du keyword stuffing ce qui vous ne ferait gagner que des pénalités.

Avant toutes optimisations purement SEO, pensez à créer le contenu le plus qualitatif possible. Google arrive à comprendre de mieux en mieux les contenus qui satisferont le plus grand nombre d’utilisateurs. Si votre texte est naturellement de qualité, il part avec un avantage certain pour se positionner au mieux dans les résultats de recherches.

L’aspect technique du site

Autre point important, cette fois-ci côté développement : l’aspect technique d’un site. En effet, beaucoup de gens partent avec de bonnes intentions SEO en essayant les bonnes pratiques de contenu, mais ne sont pas récompensés à cause d’un site clairement pas conçu pour le SEO. Des pré-requis sont donc à prendre pour s’assurer que votre site peut être SEO-friendly.

Choix du nom de domaine

Ici nous ne parlons pas du nom en lui-même de votre domaine mais de l’extension de votre nom de domaine. En effet celui-ci peut avoir son importance en fonction de la stratégie business de l’entreprise et de sa zone de chalandise.

Si votre entreprise a pour vocation de viser uniquement le marché français, l’extension « .fr » est idéal pour vous et permettra à Google de comprendre tout de suite le marché et la clientèle visée.

Si, cependant, vous visez un marché international, deux options s’offrent alors à vous :

  • Utiliser le « .com » et utiliser différents répertoires pour différencier les pays et les langues (attention, pensez à bien différencier le contenu entre deux pays parlant la même langue, auquel cas vous serez confronté à du contenu dupliqué)

Ex : www.monsite.com/fr/ – : www.monsite.com/fr-ca/ – etc…

  • Utiliser une extension par pays

Ex : www.pixalione.fr – www.pixalione.es – www.pixalione.de – www.pixalione.co.uk

Cette deuxième option est la plus recommandée. En effet, les différentes extensions vont faciliter la tâche de Google afin de savoir dans quelles zones géographiques indexer les pages de telles ou telles langues.

Limiter au maximum les éléments qui affichent le contenu dynamiquement

Nous savons que malgré les différentes avancées de Google dans la compréhension des pages avec les crawlers ces dernières années, il est toujours compliqué pour la firme de Mountain View de comprendre ou encore de voir les contenus affichés dynamiquement de certaines technologies tel que le Javascript.

Avoir un site avec du Javascript mais SEO-friendly n’est cependant pas impossible, loin de là. Mais il faut s’accorder sur le fait que la vigilance doit être maximale, et que du côté du développement les vieilles méthodes de développement en Ajax sont à proscrire.

Google conseille tout de même de configurer « la structure et la navigation de son site en utilisant strictement du HTML. Ensuite, une fois que vous avez les pages de votre site, les liens et le contenu en place, vous pouvez améliorer l’apparence et l’interface avec du AJAX. »

Optimiser vos ressources pour un temps de chargement court

D’après une étude de Google, dès qu’une page mobile dépasse les 3 secondes de temps de chargement, 1 utilisateur sur 2 est abandonné et passe à autre chose.

C’est tout l’enjeu du Mobile-First Indexing lancé par Google en mars 2018, incitant l’ensemble des sites internet à se concentrer sur l’optimisation de la version mobile de leur site. Aujourd’hui Google va prendre en compte la version mobile de votre site pour l’indexer. Il ne faut donc pas négliger les performances du site pour un rendement maximal sur mobile.

Pensez aussi à mettre en ligne votre site web sur un hébergement de qualité avec un temps de réponse serveur réduit. Cela contribuera aussi grandement à de meilleures performances.

Un site en HTTPS

Aujourd’hui, Google recommande fortement d’avoir un site avec un certificat SSL, c’est-à-dire sécurisé avec le préfixe « HTTPS » dans l’URL. Même si au fur et à mesure des mois, aucun réel impact SEO n’a été remarqué par la présence ou l’absence du HTTPS (comme veut le faire sous-entendre Google), celui-ci à un fort impact sur le CTR (Taux de clics) et les conversions.

Un utilisateur lambda sur un site e-commerce ne passera peut-être pas à l’achat si votre site n’est pas sécurisé. D’autant plus que dorénavant les navigateurs tels que Google Chrome indiquent directement en haut de celui-ci « Non sécurisé » si la page web en question n’est pas en HTTPS. Pour ces raisons, il est vraiment primordial dès la mise en ligne d’avoir son site en HTTPS.

De plus, il est difficile de passer à posteriori son site HTTPS si celui-ci comporte déjà beaucoup de pages, alors n’attendez pas !

Netlinking et e-réputation

Dans cette partie nous allons évoquer la partie « cachée » du SEO pour le grand public, il s’agit du « off-site ». Celle-ci se travaille une fois le site en ligne avec une arborescence et des URLs définitives.

Le SEO « off-site » concerne l’ensemble des liens externes à votre site. Par exemple, une personne a décidé de parler de votre entreprise spontanément dans un article de votre blog en ayant fait un lien de son article vers votre site. On appelle ça un backlink.

Ces backlinks vont permettre à Google de faire remonter votre site plus rapidement sur certaines requêtes si les liens en question proviennent de sites de « confiance » ou « populaires » auprès du moteur de recherche. Cet indicateur de confiance peut être notamment estimé grâce au TrustFlow. Plus la « confiance » d’un site est élevée, plus la popularité de celui-ci sera transmise au lien.

Faites parler de vous

Dès la mise en ligne du site, l’objectif sera de faire parler de votre activité dans différents médias digitaux comme les blogs ou les webzines en s’assurant que le lien envoyant vers votre site n’est pas en « nofollow ». Si c’est le cas, la popularité du lien ne sera pas transmise.

Les réseaux sociaux aussi sont un bon moyen de développer son « link building » bien que tous les liens provenant de ces plateformes soient en « nofollow ». Ils permettent notamment de réguler la répartition de liens en « dofollow » et « nofollow » pour ainsi éviter la suroptimisation.

Créez des articles invités

Autre moyen, moins naturel, d’avoir des liens de qualité, est de rédiger en partenariat avec un blog à forte popularité, un article invité comprenant un lien vers une page stratégique sur une ancre de lien optimisé :

Par exemple une ancre « t-shirt adidas » envoyant vers ma page regroupant tous mes t-shirts de la marque Adidas. Ce lien va permettre de faire remonter plus facilement ma page sur la requête « t shirt adidas ». Cependant, attention à ne pas trop en abuser. Google fait attention à ce genre de suroptimisations.

Vous souhaitez vous faire accompagner par un professionnel du SEO lors des étapes de création votre site web ? Contactez l’agence SEO Pixalione !

Le SEO dans un projet de création de site
Rate this post