Qu’est-ce que la sandbox ou plutôt l’effet sandbox ? Sa seule évocation fait sourire de nombreux professionnels du référencement et elle revient régulièrement dans les discussions portant sur l’indexation des nouveaux sites. Voici quelques éléments de réponses à ce sujet.

La “sandbox” : définition, origine et actualité du concept

Si le sujet semble en apparence très documenté sur les moteurs, on trouve essentiellement des reprises d’information et des suppositions concernant ce présumé phénomène qui affecterait des sites internet créés depuis peu. Essayons d’y voir un peu plus clair…

La définition

La sandbox correspondrait à une sorte de pénalité infligée à des nouveaux noms de domaine. Les sites internet qui ont été visités pour la première fois par les robots de Google ne seraient pas considérés de la même façon que les plateformes plus anciennes qui apparaissent déjà dans les résultats de recherche. Le “bac à sable” constitue une image plutôt parlante, car on imagine des contenus empêtrés dans des sables mouvants qui ne bénéficient pas – du moins temporairement – d’un positionnement équitable dans le moteur dominant.

Les premières discussions

Ce ne sont pas les équipes de la firme de Mountain View qui ont utilisé cette expression pour la première fois mais des webmasters anglophones qui s’étonnaient de ne pas voir leurs nouveaux sites figurer dans les SERPs en 2004.Cette information n’a pas échappé aux pontes du SEO à l’époque et c’est, ainsi Olivier Duffez de Webrankinfo atraitait déjà cette actualité il y a 15 ans. En 2005, Matt Cutts, jadis responsable du département Google Webspam, ne confirme pas son existence mais souligne les difficultés rencontrées par les nouveaux sites Un peu plus d’une décennie plus tard, un autre cadre du moteur appelé Gary Illyes se veut moins évasif. “Il n’existe pas de sandbox” répond-il sans équivoque à un internaute l’ayant sollicité sur Twitter.

Pourtant, la communauté des référenceurs a relevé certaines difficultés à pouvoir positionner des noms de domaines relativement récents dans les résultats de recherche. Quelles sont les principales manifestations de la sandbox ?

Les caractéristiques de la sandbox

Premièrement, les nouveaux sites peuvent être partiellement ou entièrement concernés par ce phénomène. Ensuite, cette forme supposée de pénalité pouvait durer quelques semaines voire de nombreux mois, certains évoquent même une sandbox de 2 ans…

Parmi les autres dénominateurs communs des boutiques ou sites vitrines incriminés, on distingue l’afflux massif de backlinks et plus largement le caractère sur-optimisé des contenus.

Un débat sans fin

A notre connaissance, il n’y a pas eu d’autres prises de paroles significatives de Google sur ce sujet depuis 2016. De même, d’après nos recherches, on ne compte pas d’études portant spécifiquement sur cette problématique. Il convient de se référer aux dires des professionnels qui peuvent avoir un certain recul quant à la justesse des résultats des actions SEO qu’ils mettent en œuvre. Un contributeur du très renseigné média Searchenginewatch indique avoir réussi à positionner très rapidement plusieurs de ses sites internet en 2019, et semblant ainsi échapper à la redoutée sandbox.

Comprendre l’effet sandbox et éviter ses écueils

Si vous disposez de plus d’éléments après cette première partie pour appréhender le concept, vous devez toujours vous demander s’il est important de se prémunir d’une éventuelle sandbox. Compte tenu des informations disponibles à ce sujet, nous vous suggérons quelques pistes de travail.

Des explications rationnelles au “bac à sable”

Un défaut de popularité habituel

Il est plus évident de parler d’un effet sandbox que d’une véritable pénalité commune aux noms de domaine nouvellement indexés. Ce sont les principes intangibles qui peuvent expliquer une sorte d’incidence naturelle d’un manque de visibilité de ces plateformes. Quel est le principal but recherché par Google ? Que ses utilisateurs soient de plus en plus convaincus de la pertinence des résultats, assurément ! Le moteur en situation de quasi-monopole sur le Vieux Continent se base historiquement sur deux critères pour déterminer la valeur d’un site internet : la qualité de son contenu et les liens dont ils bénéficient. Mécaniquement, une entreprise qui fait ses premiers pas sur la toile n’a pas la même aura que des concurrents déjà présentes en ligne depuis plusieurs années. Autrement dit, il est difficile d’obtenir spontanément le même volume de backlinks pour une activité digitale naissante, comparativement à des acteurs installés dans les SERPs depuis un long moment.

Le temps d’étoffer son site

Rien n’empêche les plus impatients d’adopter des stratégies agressives de netlinking. Cela étant, ils prennent des risques considérables. puisque Google est enclin à écarter de ses premiers résultats ceux qui bénéficient de façon surprenante de nombreux liens dans un laps de temps limité. L’effet sandbox perçu par certains pourrait dans ce cas s’apparenter seulement à des pénalités plutôt prévisibles.

Un autre mécanisme est susceptible d’expliquer de façon assez juste le défaut de visibilité ressenti par certains, lié au volume de contenus indexés. La quantité ne fait pas tout mais elle compte en matière de référencement. Ainsi, un site internet créé en 2019 aura sans doute davantage d’informations pertinentes à présenter aux utilisateurs des moteurs les années suivantes et notamment plus de probabilités de générer une audience grâce à la longue traîne.

Comment éviter la sandbox ?

Tout d’abord, nous vous conseillons d’éviter de scruter quotidiennement vos positions durant les premiers temps. L’indexation complète de votre site internet nécessite du temps. Cela étant, vous avez tout intérêt à aider les robots dans leur labeur. Pour ce faire, installez Google Search Console et soumettez un sitemap.

De même, ne réagissez pas à des fluctuations de trafic par des ajustements hasardeux tels que des suppressions massives de liens. Si vous recourez aux articles sponsorisés ou à d’autres techniques de netlinking, soyez raisonnable et essayez de développer peu à peu votre popularité digitale, sans sur-optimiser les ancres. Les entreprises qui sont naturellement mentionnées par les internautes disposent dans leur profil de liens de nombreuses ancres dépourvues de mots-clés concurrentiels.

Idéalement, les réseaux sociaux doivent contribuer à pousser vos contenus à forte valeur ajoutée. Faites en sorte de les promouvoir auprès de votre communauté et incitez là à interagir.