Réponse aux vidéos postées et aux messages personnels de Laurent Bourrelly. Mise à jour le 06/04/2020 à 10:30

Dans cette réponse, je vais apporter un éclairage factuel pour rétablir un certain nombre de vérités par rapport à ce qui a été dit de faux et de calomnieux, à la fois sur mes recherches, sur nos travaux sur les cocons et sur Fractal SEO.

Bonjour Laurent,

Je suis ouvert à la discussion en règle générale, mais là, je ne comprends vraiment pas le ton et la teneur de vos messages qui tournent littéralement à de l’acharnement contre moi, mon entreprise et mes équipes : vos propos sont tout à fait injurieux (« Fous toi profondément là où je pense », « Y a les leaders et y a les manges merde qui passent derrière. », etc.), ce qui rend toute discussion avec vous impossible.

Personnellement, je ne vous suivrai pas dans cette direction, car autant je suis ouvert à discuter, autant la polémique stérile, sur fond d’injures, ne mène à rien. Je vais donc m’en tenir aux faits et répondre aux points qui me paraissent les plus importants.

A. Contrairement à ce que vous exprimez, nous n’avons jamais dit que nous avions « inventé le premier cocon sémantique automatisé ». Reprenons l’extrait de l’article auquel vous faites référence, Emarketing.fr https://bit.ly/2V2DbhF, où il est indiqué (je vous invite d’ailleurs à relire cet article) :

« [Pixalione] sera aussi la première agence au monde à automatiser la création de cocon sémantique en 2008. Développé en collaboration avec le CNRS… ». Je vous confirme que nous avons effectivement été les premiers au monde à automatiser la création d’un cocon sémantique. Nous avons d’ailleurs déposé un brevet au niveau européen sur l’algorithme qui automatise la création du cocon sémantique. Pour information, l’article de E-marketing ne contient pas les termes « inventé », « invention », etc., mais bien « première agence au monde à automatiser la création de cocon sémantique en 2008. Développé en collaboration avec le CNRS… ».

Notre agence a en effet la particularité d’avoir un Pôle de R&D très conséquent (15 chercheurs temps plein l’année dernière). C’est d’ailleurs ce qui nous a permis d’avoir plus de 60 algorithmes protégés auprès de L’INPI via enveloppe Solo, à ce jour. Nous publions aussi régulièrement nos travaux au niveau international : je vous invite à consulter notre dernière publication en date, qui figure dans la revue internationale « Natural Language Engineering » de la prestigieuse Cambridge University Press : https://bit.ly/2X9UCzy.

B. Vous dites que nous avons déposé le nom de marque « Semantic Cocoon », or nous n’avons jamais déposé ce nom de marque. Pour preuve, voici la base de données du dépôt de marques de l’INPI https://bases-marques.inpi.fr/. Je vous invite à taper « Semantic cocoon » et vous verrez par vous-mêmes. Il n’y a donc aucune ambiguïté sur ce point que vous nous reprochez : jamais nous n’avons revendiqué l’invention du cocon sémantique.

C. Vous écrivez « La thèse de l’inventeur du cocon sémantique automatisé : Conception d’un atelier de montage en avant-projet véhicule, c’est évident qu’il était visionnaire du cocon sémantique, non ? ». Je vous confirme que j’ai bien passé mon Doctorat de l’Ecole Centrale Paris en collaboration avec le Groupe Renault et que mon sujet était lié à la conception d’un atelier automobile en avant-projet. Vous dites ne pas être impressionné par les chercheurs mais vous me demandez par email « j’attends les sources des publications scientifiques »

Lors de cette thèse, j’ai travaillé sur trois thématiques :

  1. Le GAP (Generalized Assignement Problem), pour optimiser l’agencement d’un atelier de montage : basé sur l’Optimisation en Programmation Par Contraintes.
  2. La résolution du problème du plus court chemin, à l’aide de l’algorithme de Dijkstra.
  3. Enfin, j’ai personnellement conçu un moteur de recherche qui s’appelle R.E.U.S.E. Lors de ces recherches, j’ai travaillé toutes les facettes de la recherche d’information (Information Retrieval), notamment la Théorie des Ensembles Flous du mathématicien Lotfi Zadeh et les méthodes de surclassement utilisés dans l’aide multicritère à la décision développées par Bernard Roy. Même s’il s’agissait d’une application industrielle à l’époque, il s’agissait cependant bien d’un moteur de recherche avancé qui utilise exactement la même philosophie que les autres moteurs de recherche. Ce travail a d’ailleurs été identifié comme original par des chercheurs pairs. Il a aussi été publié et présenté lors d’une conférence internationale en Allemagne en 2002 : Alizon F, Dallery Y, Célérier J-M, 2002, “Reuse of Existing Product/Process Solutions for Design of Manufacturing Facility,” Proceedings of the 12th Flexible Automation and Intelligent Manufacturing International Conference, Dresden, Germany, pp. 237-246.
  • J’ai présenté une déclinaison de ce travail, en 2005, à Orlando aux Etats-Unis, dans le cadre de la conférence Internationale ASME : Alizon F, Shooter SB, Simpson TW, 2005, “Introduction of the REUSE Method: retrieving knowledge from Existing Product Designs,” Proceedings of the AMSE International Mechanical Engineering Congress and Exposition, Orlando, FL, IMECE2005-80929 : https://bit.ly/2wiT2QY.
  • Ce travail a également été publié en 2006, dans la revue internationale : Journal Computing Information Science Engineering : https://bit.ly/3dXTQf9
  • J’ai également travaillé sur des moteurs de recherche dits ontologiques : Alizon F, Nanda J, Shooter SB, Simpson TW, 2006, “Increasing Design Search Relevancy using Statistical Methods in Conjunction with Ontologies,” Proceedings of the IEEE International Conference on Information Reuse and Integration, Waikoloa, HI, September, pp. 268-273 https://bit.ly/34f67r9
  • Alizon F, Nanda J, Shooter SB, Simpson TW, 2007, “Ontological-based Model for Design Retrieval and Analysis,” Design Society, International Conference on Engineering Design, Paris, August, ICED2007-397 https://bit.ly/2wUFcoh

D. Contrairement à ce que vous alléguez, aucune personne travaillant chez Pixalione n’a écrit le post suivant : « Laisse les savants s’occuper de la recherche ». Personne de chez Pixalione ne vous a insulté, contrairement à ce que vous faites, vous, actuellement à notre sujet.

E. Vous dites que nous vous avons répondu en 15 minutes un email de 10km de long après réception de votre email. Or vous m’avez posé une question par mail le dimanche 31 mars 2019 à 23:44 et je vous ai répondu le lundi 01 avril 2019 à 10:28 (ces échanges figurent à la fin de la page, sous forme d’annexe).

F. Le brevet de Bruce Clay que vous évoquez date de 2018. Les 2 brevets que nous avons déposés au niveau européen datent, eux, de 2015. S’il y avait le moindre recouvrement sur les revendications, nous aurions la primauté à l’antériorité.

G. Vous dites que je n’ai pas su expliquer ce qu’était un cocon, or je l’ai fait lors de notre dernier échange téléphonique. Vous m’avez demandé un exemple, je vous en ai donné un. Je vous ai expliqué comment cela avait été fait et, malgré tout, vous persistez à dire sur la vidéo que nous ne maîtrisons pas notre sujet. Je vais donc vous prouver que nous savons de quoi nous parlons et que nous sommes experts en la matière. Concernant le cocon, lorsque j’étais chercheur aux Etats Unis, j’ai beaucoup travaillé sur la notion de clustering, notamment avec le DSM (Design Structure Matrix), technique qui permet de représenter des relations entre éléments de tous types, afin de pouvoir réaliser ensuite des opérations de Clustering :

  • Alizon F, Thevenot HJ, Shooter SB, 2006, “Design Structure Matrix Flow for Improving Identification and Specification of Modules,” Proceedings of the ASME International Design Engineering Technical Conferences, Philadelphia, PA, September, DETC2006/DTM-99524. https://bit.ly/3aPtdHk
  • Alizon F, Moon SK, Shooter SB, Simpson TW, 2007, “Three Dimensional Design Structure Matrix – DSM3D,” ASME International Design Engineering Technical Conferences, Las Vegas, NV, September, DETC2007/DAC-34510 https://bit.ly/2RfkTbZ
  • Comme cette approche était très innovante, Eppinger S.D. (Professeur au MIT et inventeur du DSM en 1981) et Browning T.R m’ont demandé de contribuer à leur livre “Design Structure Matrix Methods and Applications”, aux éditions MIT Press, 334 pages, pp. 74-78 https://amzn.to/2XcudB3

Lorsque j’ai démarré Pixalione, nous avons repris cette notion de DSM, pour l’appliquer non plus à des relations de produits/services/fonctions, mais à des relations permettant d’intégrer la distance entre les pages et les mots. Nous nous sommes fondés sur une approche d’algorithme génétique (https://bit.ly/2R9oYyr). En 2008, nous avons obtenu de bons résultats sur le clustering de pages et nous avons ensuite fait les mêmes tests sur le clustering de mots-clés business pour identifier les silos (cocons) sémantiques. La personne que j’avais embauchée pour cela est ensuite partie faire sa thèse de Doctorat à l’Université de AALTO en Finlande : connaissant sa rigueur, je suis sûr qu’il a conservé ce programme et que je pourrai le fournir si besoin.

Nous avons ensuite réorienté notre démarche pour nous concentrer sur le développement de deux logiciels d’audit de sites : PIXANALYZER, que nous utilisons encore exclusivement en interne, puis MONETORING en 2011. Nous avons repris ces travaux de clustering/siloing/cocon avec le démarrage d’une thèse co-encadrée par Pixalione de mémoire en 2014-15.

Quant à FRACTAL SEO que vous dénigrez, il s’agit d’une méthode originale que nous avons conçue et sur laquelle nous travaillons depuis des années. Basée sur les travaux du mathématicien Franco-Américain Benoit Mandelbrot, FRACTAL SEO permet de travailler sur les contenus, les vidéos, Q&A et les images. Il s’agit d’une forme d’extension du DSM 3D, qui intègre plusieurs dimensions. Nous sommes en effet capables d’établir des recommandations d’optimisation sur l’existant d’un site, d’une chaîne Youtube, de Q&A, etc., mais aussi d’identifier les éléments (pages, vidéos, etc.) qui n’existent pas et qu’il faudrait créer pour obtenir une optimisation optimale. Cet algorithme, qui nécessite entre 1 et 5 milliards de calculs en fonction de la taille du cocon, a d’ailleurs été déposé à l’INPI « Fractal SEO: OPES070120FR1FS – Enveloppe E-soleau le 07/01/2020 ».

H. Pour finir, j’ai utilisé le terme « Cocon sémantique », car il s’agit du terme le plus commun en France. Mais à l’origine, la référence académique (recherche) est le « semantic clustering », avec notamment les travaux de Anil K. Jain, Richard C. Dubes, Algorithms for Clustering Data, qui datent de 1988 et ceux de T.K. Landauer, P.W. Foltz, and D. Laham. An introduction to latent semantic analysis. Discourse processes, 25:259_284, 1998. Je vais donc demander à Emarketing.fr de remplacer « Cocon » par « Silo ». J’ai également demandé à notre Responsable Communication de modifier tout le site de Pixalione pour que le terme « cocon » n’y apparaisse plus. A l’avenir, nous n’utiliserons plus le terme « Cocon », pour faire taire cette querelle de chapelle sans intérêt.

Dans l’espoir que le rappel des faits précédents apaisera la polémique que vous avez engagée et mettra fin aux propos infondés et injurieux à notre encontre, recevez mes salutations respectueuses.

De mon côté, j’estime, par ma réponse factuelle, vous avoir apporté les éclairages nécessaires et suffisants.

ANNEXE – échanges emails mars 2019

I. Voici la teneur des échanges mails à ce moment :

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Votre email du dimanche 31 mars 2019 à 23:44 :

« Bonjour,

Pourriez-vous m’expliquer votre raisonnement pour oser déposer un brevet sur quelque chose que vous n’avez pas inventé ?

Merci

Salutations,

Laurent Bourrelly

http://www.laurentbourrelly.com/

+376 XXX XXX »

Au vu de votre email, je devais étoffer ma réponse et vous ai donc répondu le lendemain, le lundi 01 avril 2019 à 10:28 :

« Bonjour Laurent,

Je vous apprécie beaucoup et je suis désolé de nous « rencontrer » dans ce cadre.

Je pense qu’il est important de préciser (1) l’état de l’art rapide sur le cocon sémantique, (2) le contexte de ce brevet et (3) le brevet.

1)Etat de l’art sur le cocon sémantique

Pour information premier travaux académiques sur les cocons :

Similarity measure (1966-1998) :

[1]

VI Levenshtein. Binary Codes Capable of Correcting Deletions, Insertions and Reversals. Soviet Physics Doklady, 10:707, 1966.

[2]

Christopher D. Manning and Hinrich Schütze. Foundations of Statistical Natural Language Processing. MIT Press, Cambridge, MA, USA, 1999. ISBN 0-262-13360-1.

[3]

Philip Resnik. Using information content to evaluate semantic similarity in a taxonomy. In Proceedings of the 14th International Joint Conference on Artificial Intelligence, Volume 1, IJCAI’95, pages 448_453, San Francisco, CA, USA, 1995. Morgan Kaufmann, Publishers Inc. ISBN 1-55860-363-8, 978-1-558-60363-9. URL http://dl.acm.org/citation.cfm?id=1625855.1625914.

[4]

Kevin Lund and Curt Burgess. Producing high-dimensional semantic spaces from lexical co-occurrence. Behavior Research Methods, Instruments, & Computers, 28(2):203_208, 1996. ISSN 1532-5970. doi: 10.3758/BF03204766. URL http://dx.doi.org/10.3758/BF03204766.

[5]

T.K. Landauer, P.W. Foltz, and D. Laham. An introduction to latent semantic analysis. Discourse processes, 25:259_284, 1998.

[6]

David M. Blei, Andrew Y. Ng, and Michael I. Jordan. Latent dirichlet allocation. J. Mach. Learn. Res., 3:993_1022, March 2003. ISSN 1532-4435. URL http://dl.acm.org/citation.cfm?id=944919.944937.

Clustering (1988) :

Anil K. Jain, Richard C. Dubes, Algorithms for Clustering Data, ISBN 0-13-022278-X, 1988

Premiers travaux nominativement appeler cocon sémantique (Topic detection et Topic modeling) (2002) :

James Allan, editor. Topic Detection and Tracking: Event-based Information Organization. Kluwer Academic Publishers, Norwell, MA, USA, 2002. ISBN 0-7923-7664-1

2) Contexte du brevet

Je m’appelle Fabrice Alizon, entre 1999 et 2003 je prépare ma thèse de Doctorat à l’Ecole Centrale Paris durant laquelle je développe un nouveau moteur de recherche que j’ai nommé R.E.U.S.E (2002).

En 2004 je pars aux Etats-Unis en tant que Chercheur et je soumets en 2007 mes premiers travaux sur le cocon : Alizon F, Shooter SB, Simpson TW, 2007, ASME International Design Engineering Technical Conferences, Las Vegas, NV, September, DETC2007/DAC-34507″.

J’ai à partir de là continué à travailler sur ce modèle qui est aujourd’hui intégré dans notre logiciel MONETORING. Pixalione a collaborée depuis 1 avril 2014 avec le CNRS (Adeline Nazarenko-Directeur de Recherche au CNRS) sur un projet de GAP sémantique et lexical ainsi qu’un modèle de cocon sémantique automatique. Nous démarrons cette collaboration sous la forme d’une Thèse chez Pixalione soutenu le 29 mars 2018. L’objectif de ces travaux n’est pas juste de développer un cocon sémantique mais bien de le créer en automatique.

3) Le brevet

Le brevet que nous mentionnons « Brevet Européen EP 3 079 076 A1, n° : 16164332.5 » nous revendiquons en effet la primauté sur un algorithme d’identification automatique du cocon sémantique. A ma connaissance aucun modèle ne proposait un cocon sémantique en automatique à cette date de publication (07 avril 2016). Le processus d’acceptation d’un brevet est très stricte et l’examinateur de l’Institut National de la Propriété Industriel a revu et validé la publication de ce brevet.

Encore une fois le sujet n’est pas de dire que nous avons été les premiers sur le cocon sémantique. Mais de dire que nous avons été les premiers sur la génération automatique de cocon sémantique et ça j’en suis sûr 😉

Pour moi il n’y a pas de problème et je serai tout à fait disposé à en discuter avec vous à votre convenance (06 37 XX XX XX). »

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Nous n’étions pas « préparés à répondre à une attaque » comme vous dites : nous avons simplement répondu aisément, car nous documentons un état de l’art très précis sur ce sujet, puisque Pixalione a co-encadré une Thèse de Doctorat en partenariat avec le CNRS sur ce sujet. A ce titre, je vous rappelle qu’il est d’ailleurs impossible de déposer une idée : seul un algorithme peut être breveté.