Le Web 2.0

Terme utilisé depuis les prémices d’internet (début des années 2000), la dénomination Web 2.0 désignait à l’origine un panel de nouvelles technologies ayant vues le jour sur internet. Créées majoritairement par les grands groupes mondiaux (administrations, groupes commerciaux et de communication), ces dernières avaient pour objectif premier d’offrir à la sélection de l’internaute de nouvelles applications et technologies lui permettant de personnaliser optimalement sa pratique du net et participer activement à son développement inhérent. Avec l’évolution du net ces dernières années, ce terme a pris un tout nouveau sens et change ses acteurs principaux. Que désigne-t-il aujourd’hui ? Quels outils nouveaux reflètent au mieux ce changement ? Enfin, quel est le futur attendu du Web 2.0 ? Eléments de réponse.

Une définition actuelle complexe

Alors que comme nous avons pu le voir plus haut, le Web 2.0 a été créé par les grands groupes mondiaux qui en avaient le monopole, il est aujourd’hui beaucoup plus centré sur l’internaute qui devient son créateur constant. Ce dernier n’est plus du tout passif dans sa navigation sur le net, où il devient un réel acteur de sa production informative mais également de son accroissement. En 2005, Tim O’Reily (acteur reconnu et apprécié par les agences SEO mondiales pour ses recherches) avait nommé cette mutation lente du web linéaire pour un web participatif “Web 2.0”, terme qu’il a détaillé la même année par un article reconnu dans la sphère du web “What is Web 2.0”. Maintenant âgé de plus d’une dizaine d’années, cet article reflète bien le Web 2.0 actuel comme nous allons le voir ci-dessous.

Un article reconnu ancien et actuel

Lorsque l’on s’attarde sur les informations transcrites sur les pages de l’article “What is Web 2.0” de Tim O’Reily, il est aisé de se rendre compte que certains principes évoqués par ce dernier s’avèrent actuellement vérifiables. Usant d’une comparaison affirmée de certaines applications récentes avec des services plus anciens, l’article met en exergue les traits les plus représentatifs du Web 2.0.

Un web usant de l’intelligence collective

Alors que le web était au début une simple passerelle média entre les webmasters et les internautes, et où seul le premier cité avait le pouvoir de modification, cela n’est plus le cas. Maintenant, une très forte majorité du web est devenue modifiable par l’internaute. Mieux, certains sites (tels que YouTube ou encore Wikipédia pour ne citer qu’eux…), services et applications n’existent que par une création collaborative de l’ensemble des internautes, en totale liberté et jusque dans sa périphérie. L’internaute devient lui-même co-développeur du net en participant activement à son contenu, mesure permettant au net d’évoluer et de croître exponentiellement.

L’avènement des réseaux sociaux

Réseaux sociaux, blogs, sites de partage de contenu vidéo ou photo, etc… Bien que présents depuis les prémices d’internet pour la grande majorité et ayant marqués fortement l’ère du numérique, ces sites à caractère social deviennent ces dernières années une nécessité dans la vie de tous les jours pour une grande majorité de la population mondiale. Partager tout et n’importe quoi avec son cercle d’amis proches et plus généralement avec le monde entier d’un simple clic et en quelques secondes devient une action quotidienne nécessaire.

Le pouvoir est dans les données numériques

Un des fondements actuels les plus critiqués du Web 2.0 est sans aucun doute possible la gestion des données personnelles des internautes à des fins commerciales. Véritable puissance financière, la possession de bases de données stratégiques offre aux sociétés un positionnement optimal et amélioré sur le marché qu’elles occupent. Des métiers ont même été créés pour la création et le traitement des bases de données, métiers à l’enjeu économique majeur et devenus indispensables pour les grandes entreprises mondiales. Malheureusement, l’accumulation et le partage de ces données personnelles des internautes se fait bien souvent sans leurs consentements et selon toutes les prévisions, cette réalité devrait perdurer et croître dans le futur…

Quel futur est pressenti pour le Web 2.0 ?

Après avoir pris connaissance des avancées technologiques amorcées pour le Web 2.0 et son étendue augmentée récemment par l’avènement des smartphones, tablettes et autres applications artificielles intelligentes (telle que Siri), que pouvons-nous en déduire pour le Web.3.0 ? Bien que plusieurs possibilités puissent être amenées, celle la plus plausible est l’ère sémantique.

L’idée première du web sémantique est de parvenir à une ère où les machines seraient capables de comprendre non seulement la masse de données offertes sur le web mais également le langage naturel humain. Cela permettrait à celles-ci d’associer les données dans un but précis ou pour répondre à une question ou demande d’un utilisateur avec une efficacité optimale. Si des applications telles qu’énoncées existent déjà, nous n’en sommes qu’aux prémices et qui pourrait dire ce que les capacités futures des machines seront capables d’exécuter ? Seul l’avenir nous le dira !