Les multimoteurs

Il fut un temps où l’on optimisait son site Internet uniquement d’après les critères imposés par Google. Mais avec le référencement multi-moteur, on s’intéresse aujourd’hui aussi aux moteurs de recherches concurrents, où il peut être aussi stratégique d’être bien positionné.

Le tout puissant moteur de recherche Google n’est pas, contrairement à ce que vous pensez peut-être, le seul et unique moyen d’explorer Internet. Il existe en effet de nombreux autres moteurs de recherche, fonctionnant à l’aide d’autres algorithmes, et par conséquent impliquant des méthodes de référencement différentes que celles imposées par le grand manitou Google. C’est ce qu’on appelle le référencement « multi-moteur », qui décrit le fait d’être à la fois référencé sur Google mais aussi sur d’autres moteurs de recherche.

Pour rappel : un moteur de recherche est par définition un site Internet que l’on paramètre la plupart du temps en tant que page d’accueil principale de son navigateur, en vue de rendre plus simple la navigation sur ce-dernier. Cet outil fort pratique permet de retrouver des informations rapidement sur Internet, en fonction des mots que l’on va entrer dans la barre de recherche. Les résultats qui vont apparaître sont affichés d’après un ordre bien spécifique, qui sera déterminé d’après des critères étant propres à chaque moteur de recherche.

Ces-derniers ont engendré des pratiques et techniques bien spécifiques de la part des créateurs de contenu, destinées à optimiser leur position dans les résultats de recherche – ces pratiques sont d’autre part étudiées et utilisées par ce qu’on appelle une agence SEO, spécialisée dans le référencement sur Internet. Si les critères sont donc propres à chaque moteur de recherche, cela signifie en d’autres termes que les algorithmes mis en place par Google, qui gère à lui seul plus de 3 milliards de requêtes tous les jours, ne sont pas les mêmes que ceux utilisés par Yahoo, Bing, Firefox, Safari et tous les autres moteurs de recherche.

Quand on sait que Google représentait déjà plus de 90% des requêtes mondiales effectuées sur les moteurs de recherche en 2015, on se dit qu’il y a très peu de concurrence et pourtant… Utiliser un autre moteur de recherche permet d’élargir le spectre de ses résultats, mais aussi d’entrer en contact avec de nouvelles fonctionnalités comme avec le moteur de recherche Yahoo, qui affiche des actualités sur son portail d’informations ; ou encore Qwant : un moteur de recherche français qui s’engage à ne pas enregistrer les historiques de recherche de ses utilisateurs, protégeant ainsi leur vie privée.

C’est dans cette optique, et parce que de plus en plus d’utilisateurs sont séduits par ces nouvelles alternatives, que s’est développé le référencement multi-moteur. Celui-ci permet non plus d’optimiser son site Internet en fonction uniquement des critères observés par Google, mais bien d’après les critères des autres moteurs de recherche qui commencent à tirer leur épingle du jeu, afin d’être bien positionné dans leurs résultats aussi.

Le référencement multimoteur : avantages et inconvénients

Le référencement multi-moteur désigne donc l’ambition de se positionner du mieux possible dans les résultats des moteurs de recherche concurrents à Google. Cette démarche implique des actions prévues à cet effet, permettant à celui qui les met en place de s’adapter de façon spécifique aux modes de fonctionnement des différents algorithmes qu’il va rencontrer. La pratique de l’« exact match domain » en anglais par exemple, qui consiste au fait de déposer un ou plusieurs noms de domaine en fonction des requêtes qui seront saisies par l’internaute, peut considérablement valoriser un contenu sur d’autres moteurs que chez Google.

Le référencement multi-moteur est donc un procédé de référencement très intéressant, pouvant avoir une vraie valeur ajoutée sur des secteurs où le volume de trafic est particulièrement conséquent, mais aussi dans des zones géographiques où la recherche sur Internet n’est pas dominée par la suprématie de Google. C’est le cas par exemple de la Corée du Sud, qui a développé quelques réticences à l’encontre de la politique américaine et, de ce fait, n’utilise Google que pour la moitié de ses recherches ; mais aussi du Japon où Yahoo, que le gouvernement français a soutenu contre la domination de Google, emporte plus d’un tiers des requêtes des utilisateurs.

Toutefois, les enjeux du référencement multi-moteur ont quelque peu perdu de leur intérêt au cours des années précédentes, notamment parce que les algorithmes et les critères des autres moteurs de recherche s’apparentent de plus en plus à ceux de Google. Ainsi, optimiser en vue d’être bien positionné sur Google revient finalement à optimiser pour être bien positionné sur les autres moteurs de recherche aussi. Il va donc de soi que différencier les deux n’est plus aussi intéressant que cela l’était autrefois.

A noter par ailleurs que le référencement multi-moteur concerne également le secteur des liens commerciaux. Il désigne dans ce cas le fait de ne pas simplement avoir recours à l’installation de campagne sur AdWords, mais à l’utilisation également de logiciels spécialisés permettant l’emploi simultanée de plusieurs plateformes de liens commerciaux.