La microdonnée

Une histoire de moteurs de recherche

Au départ la problématique a été soulevée par les moteurs de recherche : comment présenter des résultats plus pertinents et plus riches en informations utiles. Les microdata sont apparues en même temps que l’HTML 5 en proposant des attributs dédiés. Outil de structuration, les micro-données sont utilisées par Google, Microsoft et Yahoo pour produire des extraits enrichis : les « rich snippets ».

Vous avez dit « Rich Snippet » ?

Lorsque vous faites une recherche via votre moteur favori, par exemple pour aller voir un film au cinéma, vous tapez dans la barre de recherche : « Cinéma film ‘ Ma nuit chez Maud’ séance Paris ».

Sans micro-données, le moteur retournera une ou plusieurs pages correspondant à votre demande de façon plus ou moins pertinente. Charge à vous ensuite de parcourir les pages et les sites pour trouver l’information recherchée.

Avec des micro-données, votre moteur vous retournera diverses réponses dont certaines (pas sûr avec Ma nuit chez Maud!!!) indiqueront la salle et l’heure de la séance. Voilà ce que sont les « Rich Snippet ».

Autre exemple, dans une recette de cuisine, elles permettront d’indiquer aux moteurs de recherche si le temps indiqué correspond à la préparation ou à la cuisson.

Ce faisant, elles rendent le texte plus intelligible pour les crawlers. Et les robots d’indexation comprenant la signification du texte peuvent indexer en fonction du sens et plus uniquement du contenu.

Microdonnées et expérience utilisateur

En permettant aux moteurs de recherche de retourner plus d’informations pertinentes, les micro-données améliorent incontestablement l’expérience utilisateur sur bien des points :

La précision du résultat. Elles permettent en effet d’apporter, via les Rich Snippet des moteurs de recherche, des réponses au contenu plus proche des attentes de l’internaute…

L’expérience visuelle. Les réponses aux requêtes étant retournées de façon plus structurées, elles sont plus rapides à décoder et plus agréables à parcourir.
Le temps gagné. D’une part parce que l’internaute a une idée plus précise du contenu de la page sur laquelle il va cliquer. D’autre part, parce qu’en général les pages retournées étant pages profondes cela évite à l’internaute de perdre du temps à passer d’une page à l’autre.
La pertinence. Grâce à une meilleure compréhension du contenu par les crawlers qui permet un retour plus conforme aux attentes de l’internaute.

Cette amélioration de l’UX est d’autant plus importante aujourd’hui qu’un nombre croissant de recherches se fait en mobilité et sur des écrans plus petits que précédemment.

Microdonnées et SEO

A proprement parler, les données structurées en général et micro-données en particulier n’améliorent pas significativement le positionnement des sites dans les moteurs de recherche et leur incidence en termes de SEO, si elle existe n’est pas toujours significative. Il semble cependant que parmi les différents outils de structuration des données, “microdata” soit le plus efficace en la matière.

En revanche, en améliorant l’expérience utilisateur au niveau de la lisibilité, de la qualité et de la pertinence des retours des moteurs de recherche, elles permettent une amélioration du CTR. Et au final, sans améliorer fondamentalement le SEO, ni généralement le nombre de pages vues elles ont une influence sensible sur le nombre de visiteurs. De même, la pertinence des pages retournées étant améliorée, on notera également, le cas échéant, une amélioration du taux de conversion.

Une mise en place plus que simple

Contrairement à d’autres protocoles de structuration des données, Microdata est intégralement codé en HTML5. Le principe fondamental consiste à structurer les données, c’est à dire à préciser aux moteurs à quoi correspond ce qu’ils lisent. La force des micro-données c’est de permettre de le faire à partir de propriétés et d’attributs HTML et d’offrir ainsi un résultat complètement transparent côté client.

Propriétés et attributs sont disponibles, classés par thème et en accès libre sur schema.org, facilitant la mise en œuvre.

Un exemple valant mieux qu’un long discours vous trouverez ci-dessous un extrait de code sans micro-données et le même avec.

Sans micro-données :

<pre>
<div>
<h1>Pixalione</h1>
À propos
<p>Créée en 2007, Pixalione est spécialisée dans le domaine du Search Digital (SEO, SEA, PLA). En 10 ans, Pixalione a su s’imposer, pour pouvoir revendiquer aujourd’hui une place de leader sur son marché</p>
<pre/>

Avec micro-données :

<pre>
<div itemscope itemtype=”http://schema.org/Corporation”>
<h1 itemprop=”name”>Pixalione</h1>
À propos
<p>Créée en<time itemprop=”foundingDate” datetime=”2007-01-01″>2007</time>, Pixalione est spécialisée dans le domaine du Search Digital (SEO, SEA, PLA). En 10 ans, Pixalione a su s’imposer, pour pouvoir revendiquer aujourd’hui une place de leader sur son marché </p>
<pre/>

Ici on a indiqué au moteur de recherche que Pixalione est le nom de l’entreprise et que 2007 correspondait à la date de création. Tout simplement.

En résumé, les données structurées n’amélioreront pas significativement et directement votre positionnement dans les moteurs de recherche. En revanche, elles sont un élément à ne pas négliger quand on veut travailler finement avec son agence SEO. Ne serait-ce que parce qu’elles permettent de renforcer la visibilité de votre résultat au sein des pages de retour et donc d’optimiser le travail de référencement en améliorant le taux de clic.