White hat.

Un white hat (chapeau blanc en français) recherche les vulnérabilités des sites web dans le but d’assurer la sécurité des systèmes d’information. Il peut par exemple réaliser des tests d’intrusion. Souvent expert en sécurité informatique, le white hat divulgue publiquement les vulnérabilités des sites, la plupart du temps dans le code source d’un programme appelé « exploit ». On peut le qualifier de hacker éthique, en opposition au black hat qui, lui, tire profit des failles détectées en ne les signalant pas. Entre le white hat et le black hat, se situe le grey hat qui ne divulgue pas immédiatement les problèmes de sécurité d’un site mais laisse à ses administrateurs le temps de les corriger.
Dans le secteur du SEO, il existe des pratiques qualifiées de white hat SEO, opposées aux pratiques black hat SEO.

White hat SEO contre black hat SEO.

Le white hat SEO consiste à suivre les recommandations de Google (guidelines) notamment et à se conformer aux règles du référencement sans user d’artifices.  Le contenu de qualité est prioritaire, ainsi qu’une structure de site bien pensée, ou une navigation agréable pour l’utilisateur, notamment. Ce travail se fait sur du long terme, les résultats ne sont pas immédiats.
A l’inverse, le black hat SEO recherche un retour rapide de ses actions d’optimisation du référencement. Il utilise des techniques réprouvées par les robots d’indexation. Parmi ces techniques :
  • Le cloaking, ou l’affichage de pages différentes selon que le visiteur soit un internaute humain ou un robot d’indexation.
  • L’utilisation de robots spammeurs sur les forums.
  • L’utilisation de contenus ou textes cachés.
  • L’utilisation de referer spam.

Ces méthodes parfois illégales entrainent une pénalité de la part de Google, qui peut aller de la rétrogradation dans la SERP à l’expulsion de l’indexation.

Les bonnes pratiques du white hat SEO.

 « Le white hat SEO consiste à suivre les recommandations de Google et à se conformer aux règles du référencement sans user d’artifices. »

 Sachant que Google change ses algorithmes plusieurs centaines de fois par mois, difficile de suivre les guidelines à ce rythme. Cependant, il est possible de garder les bénéfices de son travail de référencement white hat en gardant à l’esprit que l’utilisateur est au centre de l’action et qu’il ne faut pas essayer d’exploiter les faiblesses éventuelles des robots d’indexation. Il existe tout de même des méthodes vertueuses qui restent immuables malgré les mises à jour de Google :
  • Penser à optimiser les titres, ainsi que les métadonnées. Des balises bien renseignées, des mots-clés insérés de façon pertinente sont très appréciés des robots d’indexation.
  • Optimiser les URL des pages, en leur intégrant les mots-clés principaux.
  • Produire du contenu de qualité. Un contenu riche en informations, bien structuré, plaira aux visiteurs et ces visites porteront leurs fruits sur l’amélioration du référencement du site. Il faut également proposer régulièrement du nouveau contenu et entretenir sa fraîcheur.
  • Mettre en place des liens entrants. Le backlinking est un excellent carburant pour l’indexation, à condition qu’il soit de qualité. Pour cela, on peut se servir des réseaux sociaux, ou s’inscrire sur des annuaires, par exemple.
  • Créer un maillage interne efficace. Renvoyer le visiteur à d’autres pages du site via des liens internes est très efficace car il indique aux robots d’indexation que le site est riche, et que les pages sont complémentaires et dans la même thématique.
  • Utiliser des images. En effet, celles-ci, si leur balise (Alt) est bien renseignée (mot-clé et si possible légende concise mais bien descriptive), seront repérées par les robots d’indexation et seront aussi présentes sur Google Images. Une chance de plus pour le site d’être repéré.
  • S’assurer du chargement rapide du site. En effet, le temps de chargement d’une page a un impact sur son indexation. Pour cela, il faut penser par exemple à alléger les images, à ne pas abuser de Flash qui n’est pas accessible aux moteurs de recherche.
  • Adapter son site aux différents appareils : PC ou mobile, par exemple.

On l’a vu, le white hat SEO est un travail de longue haleine, dont les résultats ne sont pas immédiats. Cependant, si l’on suit les guidelines de Google, on a beaucoup plus de chance d’être présent dans les premières pages de la SERP sur du long terme. Il devient de toute façon compliqué d’essayer de tromper les robots d’indexation en utilisant des méthodes bordeline, car Google a mis en place plusieurs algorithmes destinés à faire la chasse aux techniques abusives : notamment Google Panda, qui traque le contenu de faible qualité et Google Penguin qui, lui, repère les tactiques typiquement black hat comme le cloaking, le keyword stuffing ou le duplicate content. Les conséquences lorsque l’on est pris en faute n’en valent finalement pas la chandelle. Mieux vaut privilégier un SEO white hat tel que le pratiquerait une agence SEO pour espérer obtenir une bonne place dans les résultats des moteurs de recherche. C’est un investissement en temps, mais il aura des retombées sur le long terme.