Audit de site Internet
Audit de site Internet – Une nécessité au plan commercial
Le site Internet est-il esthétique ?
A une époque où l'image est devenue omniprésente et reine, les sociétés commerciales deviennent de plus en plus attentives à l'image qu'elles donnent d'elle-même. Elles s'attachent à veiller à leur communication et y consacrent souvent des budgets importants. Qu'elles y reçoivent fréquemment du public ou non, leurs locaux sont embellis, les documents qu'elles émettent sont soignés, les produits qu'elles commercialisent et leurs emballages sont conçus à partir des études de spécialistes du marketing. Les campagnes publicitaires ne sont pas en reste et c'est très bien ainsi.Cependant, en allant surfer sur le web, on est souvent surpris de constater une aberrance entre la qualité des sociétés et la relative pauvreté du graphisme de leur site Internet. Il existe fréquemment un décalage contrastif entre le graphisme des sites Internet et l'identité visuelle des entreprises qu'ils doivent promouvoir. Pourtant, que ce soit un simple site de présentation ou un site E-commerce, la première caractéristique d'un site Internet est qu'il doit être esthétiquement attrayant et accueillant.
Seul un audit du site Internet permettra d'évaluer, sous plusieurs dizaines de critères, les qualités et les points faibles de son graphisme. La beauté du site Internet ne doit pas être platonique, elle doit être efficiente, c'est-à-dire vendeuse, car, comme le rappelait un grand designer : « La laideur se vend mal ! » (Raymond Loewy). Seul un audit web approfondi, permettra de déceler et de corriger les faiblesses constatées sur le graphisme de nombreux sites web.
Le site Internet est-il fonctionnel et vendeur ?
En dehors de ses qualités visuelles, le site Internet est-il vendeur ? Le site web est-il agréable, convivial et simple d'utilisation ? Un audit du site Internet permettra de répondre à cette question, en évaluant la qualité de l'agencement ou de l'ergonomie fonctionnelle. La diversité, la richesse des fonctionnalités proposées à l'internaute, et l'intuitivité de la navigation, peuvent être également mesurées, par un audit web approfondi.
L'audit du site Internet pourra également porter sur une analyse qualitative de l'ergonomie cognitive. Cette dernière concerne les processus mentaux (perception, mémoire, raisonnement, représentations, etc.) qui caractérisent l'interaction Homme - Machine. L'évaluation de l'ergonomique cognitive sera notamment évaluée au plan de l'utilité et de « l'utilisabilité » (ISO 9241 – 11,1998).
Seul un audit de site Internet de haut niveau, permettra de détecter et ensuite de corriger les manques et les points faibles d'un site Internet. En terme d'efficacité commerciale, les effets sont toujours très significatifs et souvent même, inespérés. Dans une période de concurrence accrue et de baisse de la demande, les sociétés ne peuvent se permettre de sous-exploiter le potentiel d'Internet en terme d'image et de prospection commerciale. Un site Internet performant, permet de diversifier la clientèle et de la renouveler régulièrement. Il est l'outil incontournable de la politique marketing d'une entreprise dynamique.
L'audit web du référencement évaluera la qualité du référencement payant (Adwords) et celle du référencement naturel. Sur ce dernier point, un audit web de qualité devra analyser les différents paramètres qui qualifient le référencement naturel. L'audit du référencement naturel examinera l'architecture du site, sa structure, ses liens, ses mots clés, son contenu, sa richesse, sa notoriété, etc. L'audit web analysera également : le nombre de visites, leur durée, le taux de rebond … L'aspect technique de l'audit du site Internet sera développé dans un autre article.
Corrigé de ses faiblesses, le site web devient un atout basal dans la stratégie de développement commercial d'une entreprise. Un bon audit du site Internet, et en particulier un bon audit du référencement naturel du site Internet, est une nécessité, car c'est l'assurance d'un accroissement des ventes et donc d'un très rapide retour sur investissement. A contrario, négliger le potentiel d'un site Internet optimisé, c'est courir le risque d'un déclin commercial, source à terme de très graves difficultés financières et dans certains cas de très gros soucis pour les dirigeants.
- L'article L.223-22 du Code de Commerce prévoit que : « Les dirigeants de sociétés sont responsables, individuellement ou solidairement, selon le cas, envers la société ou envers les tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou réglementaires applicables aux sociétés à responsabilité limitée, soit des violations des statuts, soit des fautes commises dans leur gestion. Si plusieurs dirigeants ont coopéré aux mêmes faits, le tribunal détermine la part contributive de chacun dans la réparation du dommage ».
- L'article L.651-2 du Code de commerce indique lui : « Lorsque la liquidation judiciaire d'une personne morale fait apparaître une insuffisance d'actif, le tribunal peut, en cas de faute de gestion ayant contribué à cette insuffisance d'actif, décider que le montant de cette insuffisance d'actif sera supporté, en tout ou en partie, par tous les dirigeants de droit ou de fait, ou par certains d'entre eux, ayant contribué à la faute de gestion. En cas de pluralité de dirigeants, le tribunal peut, par décision motivée, les déclarer solidairement responsables.
L'action se prescrit par trois ans à compter du jugement qui prononce la liquidation judiciaire.
Les sommes versées par les dirigeants entrent dans le patrimoine du débiteur. Elles sont réparties « au marc le franc » entre tous les créanciers. Les dirigeants ne peuvent pas participer aux répartitions à concurrence des sommes au versement desquelles ils ont été condamnés. »
Il est important de noter que selon l'article L.223-22 du Code de commerce : "aucune décision de l'assemblée ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre les dirigeants pour faute commise dans l'accomplissement de leur mandat". Ainsi, un "quitus" général donné au gérant par les associés lors de l'assemblée générale annuelle, est sans effet.
Nous ne développerons pas dans cet article les risques complémentaires qui peuvent aboutir à frapper le dirigeant de la faillite personnelle et d'une interdiction de gérer toute entreprise commerciale ou personne morale (article L.653-2 du Code de commerce). Nous détaillerons ci-après, l'intérêt de l'audit du site Internet, pour la prévention de la faute de gestion.
Selon la jurisprudence, la faute de gestion est constituée par tout acte ou omission commis par un dirigeant de société. En plus des dirigeants habituels de droit ou de fait, les administrateurs sont aussi concernés. Selon la jurisprudence, les comportements constitutifs de la faute de gestion sont nombreux et variés. Il peut s'agir d'une erreur dans la direction de l'entreprise, d'une imprudence, d'une négligence, d'un manque de bon sens ou une transgression des obligations légales ou des dispositions statutaires. Nous développerons ci-après l'intérêt de l'audit du site Internet, pour prévenir la faute de gestion. Par contre, nous ne traiterons pas des cas de violations des obligations légales ou statutaires dans cet article consacré à l'intérêt d'un audit du site Internet.
Nous rappelons que nous n'examinons pas ici les cas de fautes de gestion, résultant d'infractions aux dispositions législatives ou réglementaires sur le fonctionnement des sociétés commerciales. Nous ne traiterons pas, non plus, les fautes de gestion commises avec une intention frauduleuse, qui relèvent de la responsabilité pénale. Nous développons ici les fautes de gestion relevant de simples omissions.
Pour les fautes de gestion autres que les infractions aux règles et ou celles commises avec une intention frauduleuse, il faut démontrer une erreur, une imprudence, une négligence ou un simple manque de bon sens de la part du dirigeant. Il faut également démontrer que la faute du dirigeant a eu des conséquences financières pour celui qui l'invoque. Il faut, enfin, qu'il y ait un lien de causalité entre la faute commise et le préjudice financier subi. Le lien de causalité est effectif, même si le préjudice n'est dû qu'en partie à la faute. Ces trois conditions (faute, préjudice et lien de causalité) doivent être toutes réunies pour que la faute soit juridiquement constituée. L'intérêt de réaliser un audit du site Internet pour prévenir la faute de gestion, sera développé plus loin.
Lorsqu'il cause un préjudice à sa société et à ses associés, le dirigeant peut aussi voir sa responsabilité civile engagée sur les bases de l'article L. 223-22 du code de commerce. Cependant, comme l'a fait remarquer M. Jean-Pierre METIVET, conseiller à la Cour de cassation «la faute de gestion commise pour le compte de la société, à l'occasion ou dans l'exercice des fonctions et non séparable de celles-ci, ne laisse au tiers qui en est victime, qu'une action contre la société, sauf pour elle à se retourner contre son dirigeant. Seules les fautes commises pour des mobiles personnels (recherche de son propre intérêt, animosité à l'égard de la victime, vengeance...) ou peut-être encore, d'une gravité exceptionnelle excluant l'exercice normal des fonctions, sont susceptibles d'engager la responsabilité personnelle du gérant ou de l'administrateur ».
Pour arriver à cette conclusion, M. METIVET s'appuie sur l'évolution récente de la jurisprudence, marquée par la constance des décisions rendues par la Chambre commerciale de la Cour de cassation. Il rappelle notamment les arrêts des 22 janvier 1991 (n° 89-11.650 ; RJDA 2/92, n° 152), 27 janvier 1998 (Bull. n° 48), 28 avril 1998 (Bull. n° 139) et 20 octobre 1998 (n° S 96-15.418). Il en résulte que, lorsqu'ils ont agi dans l'exercice de leur fonction, les gérants et les administrateurs seraient à l'abri d'une action des tiers, mais pas d'une action de la société qu'ils dirigent.
En outre, il ressort de l'arrêt de la Chambre commerciale de la Cour de cassation du 21 mars 1995 (Bull. n° 98), que ce régime de protection des gérants et des administrateurs, « ne concerne que les agissements des dirigeants de droit ». Les dirigeants ne sont donc pas totalement immunisés contre les conséquences financières des fautes de gestion qu'ils pourraient commettre, même dans l'exercice de leurs fonctions. C'est le cas des dirigeants de fait, mais c'est aussi le cas, pour les dirigeants de droit dans certaines situations particulières. Ces risques sont tels pour les dirigeants, qu'ils expliquent la nécessité d'un audit du site Internet dans les sociétés commerciales.
Si le dirigeant condamné n'exécute pas la sanction qui l'a condamnée à contribuer au comblement du passif social, le tribunal peut prononcer à son encontre une mesure de faillite personnelle ou d'interdiction de gérer une entreprise. Ce risque résulte de l'article L. 653-2 du Code de commerce. Compte tenu de la tendance à la pénalisation du droit des affaires et de la situation économique délicate de nombreuses sociétés, les risques encourus par les dirigeants sont très importants. Dans ces conditions, l'audit de site Internet prend tout son sens.
L'importance d'un site Internet dans une entreprise, n'est plus contestée par personne. Que ce soit en termes d'images, de promotions des produits ou des services commercialisés, comme moyen de prospection de nouveaux clients ou de vente directe aux consommateurs, un site Internet est devenu incontournable. De ce fait, il n'est hélas pas contestable que, plusieurs sortes de « négligences ou imprudences » pourraient être reprochées à un dirigeant, d'où l'intérêt d'effectuer un audit du site Internet.
Dans ces conditions, les dirigeants de sociétés (administrateurs inclus), ont le plus grand intérêt à vérifier que le site Internet de la société qu'il dirige, est techniquement optimisé. Il y a donc intérêt à s'assurer que le référencement du site Internet est satisfaisant. C'est tout l'intérêt de la mise en place de procédures de protection de la responsabilité civile des dirigeants. L'audit du site Internet est la pierre angulaire de cette sécurisation.
Pour faire face, en cas de nécessité, à une accusation de faute de gestion, il est indispensable de conserver les traces écrites des actions entreprises pour optimiser le site Internet en interne. Dans les très grandes sociétés, des audits internes peuvent être organisés, mais nous verrons ci-après que ces audits maison ne peuvent suffire. Lorsqu'elle ne relève pas de la faute intentionnelle, le risque financier peut aussi être couvert par l' assurance responsabilité civile du dirigeant. Cependant, du fait du coût grandissant de ce type d'assurance, se reposer uniquement sur elle, relèverait presque de la faute de gestion ! Un audit du site Internet par un spécialiste externe apparaît incontournable.
L'expérience prouve que, même les grandes multinationales disposent rarement en interne des compétences équivalentes à celles existant dans les agences spécialisées en audit de site Internet. En effet, seules quelques agences Internet, peuvent réaliser un audit externe de site Internet de très haut niveau. C'est le cas de l'agence web Pixalione, qui propose des audits de site Internet complets ou partiels, à des prix très compétitifs, dans les domaines du graphisme, de l'ergonomie (cognitive ou fonctionnelle) et du référencement naturel. Compte tenu de son importance, l'intérêt d'un audit externe de site Internet sera développé dans un article distinct.
Seul un audit de site Internet de haut niveau, permettra de détecter et ensuite de corriger les manques et les points faibles d'un site Internet. En terme d'efficacité commerciale, les effets sont toujours très significatifs et souvent même, inespérés. Dans une période de concurrence accrue et de baisse de la demande, les sociétés ne peuvent se permettre de sous-exploiter le potentiel d'Internet en terme d'image et de prospection commerciale. Un site Internet performant, permet de diversifier la clientèle et de la renouveler régulièrement. Il est l'outil incontournable de la politique marketing d'une entreprise dynamique.
La visibilité du site Internet est-elle suffisante ?
Il ne suffit pas que le site Internet soit beau, fonctionnel et ergonomique, pour être optimisé au plan de l'efficacité commerciale. Le site web doit être très bien placé, donc bien visible sur Google et les autres moteurs de recherche, à partir des mots et/ou des expressions clés qui caractérisent son activité. A défaut, il ne sera pas vu par les prospects et perdra donc une grande partie de son intérêt. Seul un audit multicritères du site Internet, permettra d'évaluer ses forces et ses faiblesses en matière de référencement naturel, et son adéquation avec les besoins de l'entreprise qu'il doit promouvoir.L'audit web du référencement évaluera la qualité du référencement payant (Adwords) et celle du référencement naturel. Sur ce dernier point, un audit web de qualité devra analyser les différents paramètres qui qualifient le référencement naturel. L'audit du référencement naturel examinera l'architecture du site, sa structure, ses liens, ses mots clés, son contenu, sa richesse, sa notoriété, etc. L'audit web analysera également : le nombre de visites, leur durée, le taux de rebond … L'aspect technique de l'audit du site Internet sera développé dans un autre article.
Corrigé de ses faiblesses, le site web devient un atout basal dans la stratégie de développement commercial d'une entreprise. Un bon audit du site Internet, et en particulier un bon audit du référencement naturel du site Internet, est une nécessité, car c'est l'assurance d'un accroissement des ventes et donc d'un très rapide retour sur investissement. A contrario, négliger le potentiel d'un site Internet optimisé, c'est courir le risque d'un déclin commercial, source à terme de très graves difficultés financières et dans certains cas de très gros soucis pour les dirigeants.
Audit de site Internet – Une nécessité au plan juridique
La responsabilité civile des dirigeants en cas de faute de gestion
Les textes relatifs à la faute de gestion
En matière de faute de gestion, la responsabilité civile des dirigeants est prévue par les textes suivants :- L'article L.223-22 du Code de Commerce prévoit que : « Les dirigeants de sociétés sont responsables, individuellement ou solidairement, selon le cas, envers la société ou envers les tiers, soit des infractions aux dispositions législatives ou réglementaires applicables aux sociétés à responsabilité limitée, soit des violations des statuts, soit des fautes commises dans leur gestion. Si plusieurs dirigeants ont coopéré aux mêmes faits, le tribunal détermine la part contributive de chacun dans la réparation du dommage ».
- L'article L.651-2 du Code de commerce indique lui : « Lorsque la liquidation judiciaire d'une personne morale fait apparaître une insuffisance d'actif, le tribunal peut, en cas de faute de gestion ayant contribué à cette insuffisance d'actif, décider que le montant de cette insuffisance d'actif sera supporté, en tout ou en partie, par tous les dirigeants de droit ou de fait, ou par certains d'entre eux, ayant contribué à la faute de gestion. En cas de pluralité de dirigeants, le tribunal peut, par décision motivée, les déclarer solidairement responsables.
L'action se prescrit par trois ans à compter du jugement qui prononce la liquidation judiciaire.
Les sommes versées par les dirigeants entrent dans le patrimoine du débiteur. Elles sont réparties « au marc le franc » entre tous les créanciers. Les dirigeants ne peuvent pas participer aux répartitions à concurrence des sommes au versement desquelles ils ont été condamnés. »
Il est important de noter que selon l'article L.223-22 du Code de commerce : "aucune décision de l'assemblée ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre les dirigeants pour faute commise dans l'accomplissement de leur mandat". Ainsi, un "quitus" général donné au gérant par les associés lors de l'assemblée générale annuelle, est sans effet.
Nous ne développerons pas dans cet article les risques complémentaires qui peuvent aboutir à frapper le dirigeant de la faillite personnelle et d'une interdiction de gérer toute entreprise commerciale ou personne morale (article L.653-2 du Code de commerce). Nous détaillerons ci-après, l'intérêt de l'audit du site Internet, pour la prévention de la faute de gestion.
La définition de la faute de gestion
Le législateur a donc prévu la sanction de la faute de gestion par les articles L.223-22 et L.651-2 du Code de commerce, mais il a laissé la définition de la faute de gestion à l'appréciation souveraine des juges du fond. L'analyse de la faute est donc faite au cas par cas par le juge, en considération des faits réalisés par le dirigeant concerné, par rapport au comportement normal d'un autre dirigeant dans une situation identique.Selon la jurisprudence, la faute de gestion est constituée par tout acte ou omission commis par un dirigeant de société. En plus des dirigeants habituels de droit ou de fait, les administrateurs sont aussi concernés. Selon la jurisprudence, les comportements constitutifs de la faute de gestion sont nombreux et variés. Il peut s'agir d'une erreur dans la direction de l'entreprise, d'une imprudence, d'une négligence, d'un manque de bon sens ou une transgression des obligations légales ou des dispositions statutaires. Nous développerons ci-après l'intérêt de l'audit du site Internet, pour prévenir la faute de gestion. Par contre, nous ne traiterons pas des cas de violations des obligations légales ou statutaires dans cet article consacré à l'intérêt d'un audit du site Internet.
La constitution de la faute de gestion
Rappelons que parmi les dirigeants concernés par la suspicion de faute de gestion, figurent les gérants, les présidents. Mais les administrateurs et les membres des conseils de surveillance sont également susceptibles de se voir reprochés une faute de gestion. Pour que la responsabilité des dirigeants soit engagée, trois éléments cumulatifs doivent être réunis et démontrés.Nous rappelons que nous n'examinons pas ici les cas de fautes de gestion, résultant d'infractions aux dispositions législatives ou réglementaires sur le fonctionnement des sociétés commerciales. Nous ne traiterons pas, non plus, les fautes de gestion commises avec une intention frauduleuse, qui relèvent de la responsabilité pénale. Nous développons ici les fautes de gestion relevant de simples omissions.
Pour les fautes de gestion autres que les infractions aux règles et ou celles commises avec une intention frauduleuse, il faut démontrer une erreur, une imprudence, une négligence ou un simple manque de bon sens de la part du dirigeant. Il faut également démontrer que la faute du dirigeant a eu des conséquences financières pour celui qui l'invoque. Il faut, enfin, qu'il y ait un lien de causalité entre la faute commise et le préjudice financier subi. Le lien de causalité est effectif, même si le préjudice n'est dû qu'en partie à la faute. Ces trois conditions (faute, préjudice et lien de causalité) doivent être toutes réunies pour que la faute soit juridiquement constituée. L'intérêt de réaliser un audit du site Internet pour prévenir la faute de gestion, sera développé plus loin.
Les conséquences de la faute de gestion
Les conséquences de la faute de gestion dans une société solvable
Les conséquences de la faute de gestion pour le dirigeant fautif sont différentes, suivant que la société qu'il dirige fait face normalement à ses engagements financiers, ou se trouve en situation de cessation de paiements. Lorsque la société est solvable, la faute de paiement permet d'engager une action en responsabilité civile sur le fondement de l'article 1382 du code civil, dès lors que cette faute cause un préjudice à autrui. L'auteur de la faute pourra se voir condamné au paiement de dommages et intérêts au profit de la victime.Lorsqu'il cause un préjudice à sa société et à ses associés, le dirigeant peut aussi voir sa responsabilité civile engagée sur les bases de l'article L. 223-22 du code de commerce. Cependant, comme l'a fait remarquer M. Jean-Pierre METIVET, conseiller à la Cour de cassation «la faute de gestion commise pour le compte de la société, à l'occasion ou dans l'exercice des fonctions et non séparable de celles-ci, ne laisse au tiers qui en est victime, qu'une action contre la société, sauf pour elle à se retourner contre son dirigeant. Seules les fautes commises pour des mobiles personnels (recherche de son propre intérêt, animosité à l'égard de la victime, vengeance...) ou peut-être encore, d'une gravité exceptionnelle excluant l'exercice normal des fonctions, sont susceptibles d'engager la responsabilité personnelle du gérant ou de l'administrateur ».
Pour arriver à cette conclusion, M. METIVET s'appuie sur l'évolution récente de la jurisprudence, marquée par la constance des décisions rendues par la Chambre commerciale de la Cour de cassation. Il rappelle notamment les arrêts des 22 janvier 1991 (n° 89-11.650 ; RJDA 2/92, n° 152), 27 janvier 1998 (Bull. n° 48), 28 avril 1998 (Bull. n° 139) et 20 octobre 1998 (n° S 96-15.418). Il en résulte que, lorsqu'ils ont agi dans l'exercice de leur fonction, les gérants et les administrateurs seraient à l'abri d'une action des tiers, mais pas d'une action de la société qu'ils dirigent.
En outre, il ressort de l'arrêt de la Chambre commerciale de la Cour de cassation du 21 mars 1995 (Bull. n° 98), que ce régime de protection des gérants et des administrateurs, « ne concerne que les agissements des dirigeants de droit ». Les dirigeants ne sont donc pas totalement immunisés contre les conséquences financières des fautes de gestion qu'ils pourraient commettre, même dans l'exercice de leurs fonctions. C'est le cas des dirigeants de fait, mais c'est aussi le cas, pour les dirigeants de droit dans certaines situations particulières. Ces risques sont tels pour les dirigeants, qu'ils expliquent la nécessité d'un audit du site Internet dans les sociétés commerciales.
Les conséquences de la faute de gestion dans une société en cessation de paiements
Lorsqu'une procédure collective (redressement ou liquidation judiciaire) est ouverte à l'égard d'une société commerciale, le tribunal peut invoquer l'article L. 651-2. Au titre de cet article, le juge peut mettre à la charge des dirigeants fautifs, tout ou partie des dettes sociales. Il est important de constater à cet égard, que la sanction n'est pas nécessairement proportionnée à la faute commise, ce qui rend la menace encore plus lourde. Le fait qu'il s'agisse d'un dirigeant de droit ou de fait, rémunéré ou non, est sans incidence. Lorsqu'il y a pluralité de dirigeants, le tribunal peut les déclarer solidairement responsables.Si le dirigeant condamné n'exécute pas la sanction qui l'a condamnée à contribuer au comblement du passif social, le tribunal peut prononcer à son encontre une mesure de faillite personnelle ou d'interdiction de gérer une entreprise. Ce risque résulte de l'article L. 653-2 du Code de commerce. Compte tenu de la tendance à la pénalisation du droit des affaires et de la situation économique délicate de nombreuses sociétés, les risques encourus par les dirigeants sont très importants. Dans ces conditions, l'audit de site Internet prend tout son sens.
La faute de gestion en matière de sites Internet
En quoi un site Internet peut-il être concerné par la faute de gestion ?
Comme nous l'avons rappelé ci-dessus, la jurisprudence considère que la faute de gestion peut être constituée par une erreur, une imprudence, une négligence ou un manque de bon sens. Dans ces conditions, il n'est pas surprenant qu'une jurisprudence soit en cours de constitution dans le domaine récent que représente Internet. Quelles sont les « erreurs, imprudences, négligences ou manques de bon sens » qui pourraient être reprochés à un dirigeant de société dans l'Internet ?L'importance d'un site Internet dans une entreprise, n'est plus contestée par personne. Que ce soit en termes d'images, de promotions des produits ou des services commercialisés, comme moyen de prospection de nouveaux clients ou de vente directe aux consommateurs, un site Internet est devenu incontournable. De ce fait, il n'est hélas pas contestable que, plusieurs sortes de « négligences ou imprudences » pourraient être reprochées à un dirigeant, d'où l'intérêt d'effectuer un audit du site Internet.
Les cas de fautes de gestion dans le domaine d'un site Internet
Parmi les principales fautes de gestion qui pourraient être reprochées à un dirigeant, il y a évidemment en premier lieu, le fait de ne pas avoir doté sa société d'un site Internet. L'absence de création d'un site Internet fait partie des cas relevant de la faute de gestion pour un dirigeant. Cependant, dans une société dont le site Internet serait grevé d'un ou de plusieurs défauts manifestes qui le rendraient totalement ou partiellement inefficace, le risque serait-il moindre ? A l'évidence, la réponse à cette question est : non. De plus, un dirigeant responsable se doit d'optimiser tous les moyens mis en œuvre dans la société qu'il dirige, pour optimiser la rentabilité de celle-ci sur le long terme.Dans ces conditions, les dirigeants de sociétés (administrateurs inclus), ont le plus grand intérêt à vérifier que le site Internet de la société qu'il dirige, est techniquement optimisé. Il y a donc intérêt à s'assurer que le référencement du site Internet est satisfaisant. C'est tout l'intérêt de la mise en place de procédures de protection de la responsabilité civile des dirigeants. L'audit du site Internet est la pierre angulaire de cette sécurisation.
Les précautions à prendre pour éviter les fautes de gestion
Les mesures de précautions internes
Incontestablement, les dirigeants de sociétés ont intérêt à se prémunir contre les risques de fautes de gestion dans le domaine d'Internet. Dans les grandes entreprises, des procédures de contrôle interne ont été mises en place pour prévenir les fautes de gestion. Il n'est pas certain, cependant, que le secteur de l'Internet y ait la place qu'il mérite. Pourtant, il est très important de savoir si le référencement du site Internet est suffisant ou si une refonte du site Internet est souhaitable !Pour faire face, en cas de nécessité, à une accusation de faute de gestion, il est indispensable de conserver les traces écrites des actions entreprises pour optimiser le site Internet en interne. Dans les très grandes sociétés, des audits internes peuvent être organisés, mais nous verrons ci-après que ces audits maison ne peuvent suffire. Lorsqu'elle ne relève pas de la faute intentionnelle, le risque financier peut aussi être couvert par l' assurance responsabilité civile du dirigeant. Cependant, du fait du coût grandissant de ce type d'assurance, se reposer uniquement sur elle, relèverait presque de la faute de gestion ! Un audit du site Internet par un spécialiste externe apparaît incontournable.
L'audit externe du site Internet
Un audit du site Internet en interne, même lorsqu'il est organisé dans une grande société, ne peut présenter toutes les garanties de compétence et surtout d'indépendance requises. En effet, même si les personnes en place ont une réelle compétence, celle-ci peut rarement couvrir l'ensemble des domaines d'Internet. De plus, seule une pratique quotidienne de l'audit peut permettre une maîtrise parfaite de ce type de contrôle.L'expérience prouve que, même les grandes multinationales disposent rarement en interne des compétences équivalentes à celles existant dans les agences spécialisées en audit de site Internet. En effet, seules quelques agences Internet, peuvent réaliser un audit externe de site Internet de très haut niveau. C'est le cas de l'agence web Pixalione, qui propose des audits de site Internet complets ou partiels, à des prix très compétitifs, dans les domaines du graphisme, de l'ergonomie (cognitive ou fonctionnelle) et du référencement naturel. Compte tenu de son importance, l'intérêt d'un audit externe de site Internet sera développé dans un article distinct.



